Clòsc


Laura Brun : chant, percussions
Sylvain Pool : accordéon, chant
La musique de Clòsc revisite des chants traditionnels occitans et français, trouvant leur rythme principalement dans les danses du Sud-Ouest. Ces chansons nous racontent de manière brute comme poétique les préoccupations intimes d’antan, des histoires d’aubades (en général ratées!), de mal-mariées… des thèmes forts, faisant écho aujourd’hui aux aspirations de consentement et d’émancipation. Elles sont autant d'histoires à se transmettre de bouche à oreille, de main à main, de pied à pied, de but en blanc, de fil en aiguille, et de bal en bal, pour penser et vibrer un monde en (r)évolution.
Le parcours initial de Sylvain dans le rock et celui de Laura dans les musiques balkaniques, colorent et contrastent ce répertoire ancien, et donne à Clòsc toute sa singularité musicale actuelle.
Répertoire :
1. Lo companhon de l'Avairon - scottish
2. Mon paire me marida - rondeau en chaîne
3. Una filheta dau Vigan - mazurka
4. Aqueras Montinas - branle béarnais
5. Au jardin des amours - valse
6. Io n'ai cinc sòus - bourrée planière
7. Si j'ai planté rosier - ronde du Quercy
8. Nòu sòrres sèm - bourée à 2 temps
9. M'an dit Martin - bourrée à 3 temps
10. Se sabiatz dròlletas / Ai vist lo lop - bourrées à 3 temps
11. Lo boièr - valse à 5 temps
12. Mazurka des échelles (S. Pool)
13. L'albada - valse
14. Asphyxia - congo (S. Pool)
15. De nau qui'em en dança - branle béarnais
16. Lo niu d'Ironda - gavotte douce de l'Aven
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Mon clòsc
Mon cocon, mon écaille, mon coquillage.
Ma première peau, celle qui attend sa mue, qui me protège, me laisse mûrir à l'intérieur, lentement, profondément, sans intrusion.
C'est là-dessous, ici-bas, sous une myriade éphémère d'écailles, qu'un nouveau monde libre, mouvant, intime et créatif est en train de naître, en secret. Il se glisse de l'intérieur vers l'extérieur, à travers les pores du temps,
jusqu'à éclore d'un jaillissement de nouveauté.
Quant à l'ancienne peau écaillée, qui n'a désormais plus rien à faire d'autre que se décomposer, seule, en silence, en nous laissant ses souvenirs, ses stigmates d'un monde devenu vieux, frippé, enfin bon à déboulonner.